Ce que tout le monde devrait savoir sur la maladie coéliaque (définition, symptômes, diagnostic)

Il faut bien commencer quelque part !

C’est pour cette raison que je me devais de consacrer un article à la définition de la maladie coeliaque sur le Blog Sans Gluten !

Vous débutez sans gluten et vous cherchez des informations de base, indispensables pour comprendre les notions essentielles autour de la maladie coéliaque ?

Vous trouverez ici des informations générales toujours utiles à rappeler, mais aussi des informations plus spécifiques pour vous aider à mieux comprendre.

Je parlerai notamment des aspects suivants :

  • Définition de la maladie coeliaque
  • Symptômes de la maladie coeliaque
  • Diagnostic de la maladie coeliaque

Naturellement, quand on pense à l’effet du gluten sur la santé, la maladie coeliaque vient généralement très vite à l’esprit !

Pourtant, si vous découvrez aujourd’hui seulement cette maladie, ou plus globalement l’univers du « sans gluten », vous devez certainement vous poser de nombreuses questions !

Peut-être vous-dites vous :

Comment est-ce possible qu’un geste aussi anodin que de manger du pain puisse provoquer des problèmes de santé ?

Il n’est pas si surprenant de constater l’ampleur de l’incrédulité des gens face à l’affirmation selon laquelle le gluten aurait des effets sur la santé !

Et l’on pourra ajouter à cela une vulgarisation scientifique parfois partisane, voir approximative.

Tout ceci pousse les media à crier à la mode du « sans gluten », à tort ou à raison…

Mais…

Il y a un « mais »…

maladie coeliaque définition

Pourquoi tant de résistance à reconnaître les effets du gluten ?

Revenons rapidement aux sources.

Il faut noter que c’est la domestication des céréales qui aura été l’un des tournants majeurs de notre agriculture.

Elle a joué un rôle absolument déterminant dans l’essor de l’humanité en apportant au quotidien une source majeure de nutriments à une population mondiale de plus en plus nombreuse.

Le pain représente l’aboutissement d’un savoir-faire ancestral devenu essentiel et incontournable (surtout en France, pays du béret et de la baguette de pain !).

La panification, cette technique culinaire de fermentation puis de cuisson des farines de céréales, procure l’avantage de rendre ces aliments plus digestes et assimilables.

Le pain est depuis devenu un grand ami qui partage notre table depuis si longtemps qu’on se dit intuitivement qu’il ne peut pas nous vouloir du mal…

C’est comme d’être trahi par son meilleur ami, c’est juste impossible… A moins que ?

La maladie coeliaque

La maladie coeliaque est une maladie chronique de l’intestin déclenchée spécifiquement en présence de gluten1, un des constituants des protéines qu’on retrouve dans les céréales suivantes :

  • Blé
  • Orge
  • Seigle
  • Épeautre
  • Kamut®
  • Triticale (un hybride blé-seigle).

Parenthèse sur l’avoine

Dans le rang des céréales, l’avoine reste un cas à part : tous les malades coeliaques ne semblent pas développer systématiquement de réactions à cette céréale, mais dans tous les cas, l’avoine est très souvent contaminée par le gluten provenant d’autres céréales qui, elles, en contiennent. D’où le besoin d’une grande prudence malgré tout.

On commence à trouver dans les rayons des magasins bio des flocons d’avoine garanti sans gluten où l’on a retiré les sources de contaminations au gluten, survenant généralement lors de la culture, ou encore pendant les étapes de transformation en atelier.

En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Et en tous cas, il conviendra d’évaluer et de tester l’avoine au cas par cas, et en faibles quantités pour s’assurer que cette céréale est tolérée.

Il y a une astuce pour se souvenir facilement de la liste de céréales contenant du gluten. Il suffit de mémoriser la première lettre des céréales de la liste.

Voici le moyen mnémotechnique simple qu’on utilise parfois pour ne plus oublier la liste de céréales à éviter quand on est coeliaque :

SABOT !

  • Seigle
  • Avoine
  • B
  • Orge
  • Triticale

L’avoine est dans cette liste pour vous inspirer la plus grande sécurité.

Par contre, il y a une erreur ! En effet, il manque l’épeautre (d’ailleurs, qu’on parle de petit ou grand épeautre, c’est du gluten garanti dans l’assiette…) !

Donc je vous propose d’oublier « SABOT » !

Pensez plutôt à tout ce que le gluten a SABOTÉ dans votre cuisine :

  • Seigle
  • Avoine
  • B
  • Orge
  • Triticale
  • Épeautre

Et si l’on rajoute le Kamut, qui est une variété de blé ancien, ça ne fonctionne plus (mais c’est plus complet…) !

L’effet du gluten si vous êtes malade coéliaque

Une réaction auto-immune provoquée par le gluten

Si vous êtes atteint(e) de la maladie coeliaque, le gluten provoque chez vous une réaction auto-immune.

C’est-à-dire que le système immunitaire développe une réaction contre le corps lui-même, alors que sa fonction normale devrait être de combattre les « intrus » uniquement : virus, bactéries, parasites.

Pour dire les choses autrement, une réaction immunitaire « classique » utilise les systèmes de défense du corps pour aider à lutter contre un « microbe ».

Dans une maladie auto-immune, le système immunitaire, conçu pour la défense contre les agressions extérieures, devient un système d’attaque contre le corps.

C’est le cas de la maladie coeliaque.

Et paradoxalement le corps ne peut pas se défendre… contre l’attaque qu’il a lui-même orchestrée et lancée. La réaction auto-immune est une forme de réaction aberrante d’auto-destruction.

Je pense que vous avez compris l’idée !

Cette réaction auto-immune conduit à une inflammation intestinale et un endommagement de la paroi intestinale.

La partie du tube digestif victime de cette attaque sournoise est le « petit intestin », aussi appelée l’intestin grêle. Il s’agit de la portion de l’intestin qui débute directement à la sortie de l’estomac.

En quoi est-ce un problème ?

La réaction auto-immune chez les coeliaques provoque différents symptômes digestifs liés à cette inflammation intestinale.

La paroi de l’intestin est une formidable surface d’échange qui nous permet d’absorber et d’assimiler les nutriments qui apportent tout ce dont notre corps a besoin.

Pas étonnant que la maladie coeliaque s’accompagne aussi d’une malabsorption intestinale lorsque l’intégrité de la paroi intestinale est touchée.

S’en suivent des déficits nutritionnels et des carences, en plus des douleurs et autres symptômes digestifs.

Les symptômes de la maladie coeliaque

En général ce sont les symptômes digestifs qui surviennent le plus souvent, mais comme rien n’est jamais simple, ils peuvent aussi être absents…

A titre indicatif, voici quelques signes de la maladie coeliaque

  • des douleurs abdominales
  • des ballonnements
  • une diarrhée chronique ou une constipation
  • des nausées et vomissements
  • un amaigrissement
  • une fatigue chronique
  • des douleurs osseuses ou articulaires
  • des crampes musculaires
  • etc.

Je l’ai dit, je vous donne cette liste à titre indicatif, car elle n’est en rien exhaustive.

Retenez bien qu’on ne s’auto-diagnostique pas une maladie coeliaque, c’est un médecin qui doit pratiquer des examens et des analyses biologiques.

Les symptômes donnent évidemment des pistes pour identifier la maladie (mais parfois ça n’aide pas, bien au contraire). Pourtant ce sont bien les résultats d’analyses spécifiques et seulement ces résultats qui vont permettre d’identifier avec certitude la maladie.

Lisez la suite, je vous expliquerai mieux la marche à suivre pour celles et ceux d’entre vous qui voudraient confirmer si vous manifestez des symptômes qui feraient penser à cette maladie.

D’où vient la maladie coeliaque ?

Aujourd’hui encore, on comprend mal pourquoi, et comment la maladie coeliaque se déclare.

On sait cependant qu’il existe des facteurs génétiques de prédisposition12. Mais le fait d’être porteur de certains gènes ne suffit pas à prédire l’apparition de la maladie coeliaque, ni à expliquer clairement quel mécanisme est en jeu.

Par contre, on a bien compris que le gluten joue un rôle central dans le déclenchement et le maintien de la maladie.

Donc, il convient d’écarter le gluten sans exception pour vous éloigner des problèmes…

Un mot sur le diagnostic de la maladie coeliaque

Diagnostiquer la maladie coeliaque est difficile. La seule preuve reconnue par les médecins est la biopsie intestinale.

Pour effectuer un diagnostic de la maladie coeliaque avec certitude, on pratique un prélèvement de tissu de la paroi de l’intestin grêle (proche de la sortie de l’estomac, au niveau du duodenum et jejunum).

C’est en effet la seule preuve catégorique pour établir le diagnostic de la maladie coeliaque.

Mais pratiquer cette biopsie demande une fibroscopie invasive et désagréable. Le caractère invasif de cette procédure est habituellement associée à un (faible) risque lors de l’intervention.

C’est pourquoi on préfère généralement faire d’abord des tests sanguins pour y doser des anticorps spécifiquement produits par le corps en cas de maladie coeliaque :

  • IgG et IgA dirigés contre la gliadine
  • IgG et IgA dirigés contre l’endomysium
  • IgG et IgA dirigés contre la transglutaminase

Seul problème :  ces tests ne sont pas fiables à 100%.

Il peut y avoir des cas de résultats sanguins négatifs, ou douteux, notamment en cas de maladie à un stade peu avancé.

Une autre remarque essentielle : une éviction totale du gluten avant analyses, gênerait la possibilité de valider un test sanguin (le taux de ces anticorps pouvant chuter, sans pour autant arrêter la destruction de l’intestin).

Pour faire simple : un malade coeliaque qui arrête le gluten peut parfaitement être négatif aux tests sanguins de détection d’anticorps spécifiques de la maladie…

Au final, les anticorps sérologiques peuvent être utilisés comme tests de dépistage afin de décider si vous devez subir une biopsie, mais ne constituent pas une preuve suffisante.

Les recommandations de parcours diagnostic à suivre impérativement

  1. Ne pas arrêter de consommer du gluten avant d’avoir fait la batterie de tests complète
  2. Prendre rapidement contact avec un médecin (généraliste ou spécialiste) pour effectuer une prise de sang et un dosage d’anticorps (comme par exemple : anti-endomisium ou anti-transglutaminase)
  3. En cas de doute ou de dosage positif de ces tests d’anticorps, votre médecin, s’il n’est pas spécialiste vous orientera probablement vers un gastro-entérologue pour pratiquer un examen de fibroscopie avec biopsie duodeno-jejunale.
  4. Le prélèvement sera analysé et en cas de signes visibles au niveaux des tissus, il constituera la preuve la plus fiable pour appuyer le diagnostic de maladie coéliaque.

Conclusion sur la maladie coéliaque

Définition de la maladie coéliaque

Pour compléter ce qui a été évoqué dans l’article, voici une définition de la maladie coéliaque :

La maladie coeliaque est une altération de l’état de santé de l’intestin grêle, manifestée par une réaction auto-immune déclenchée par le gluten alimentaire chez des personnes prédisposées génétiquement1. Seule l’éviction totale du gluten permet de stopper la progression de la maladie.

Les personnes concernées représentent environ 1% de la population2, voire moins selon les pays, parfois plus.

Aujourd’hui encore, une proportion non négligeable des malades coéliaques ne sait même pas qu’elle est atteinte !!

Pour cette raison, il se pourrait que les chiffres sous-estiment la part de la population générale touchée.

On évoque une tendance à l’augmentation, mais en raison de la difficulté de diagnostiquer le problème, elle n’est pas confirmée par des chiffres définitifs pour le moment.

D’autres maladies auto-immunes impliquant le gluten

Le mécanisme de la maladie coeliaque, via une réaction auto-immune, n’est pas un cas isolé parmi les maladies impliquant le gluten.

Je cite ici deux autres maladies à composante auto-immunes dont le mécanisme est proche de la maladie coeliaque.

On en parle beaucoup moins, mais les médecins regroupent généralement dans la même « famille » que la maladie coeliaque deux autres maladies :

  • La dermatite herpétiforme (une forme d’atteinte cutanée)
  • L’ataxie au gluten, Une forme d’ataxie, c’est-à-dire une maladie neurologique qui touche le cerveau

Dans tous ces cas, c’est le gluten qui induit une réaction inappropriée du système immunitaire, mais l’expression de ces maladies diffère de la maladie coeliaque, et touche des organes différents, hors de la sphère digestive.

Que faire si vous êtes malade coeliaque ?

Aujourd’hui, pour aller mieux, la seule solution qu’on vous proposera  lorsque vous êtes diagnostiqué(e) coéliaque, c’est de :

Supprimer toute source de gluten à vie !

En effet, il n’existe pas de traitement médical ou de médicament permettant de guérir de cette maladie pour l’instant.

Des activités de recherche scientifique sont en cours, notamment des études cliniques.

Cependant, il n’existe pas encore de solution concrète à ce jour pour soigner la maladie coeliaque.

Des chercheurs impliqués en recherche biomédicale, et des laboratoires pharmaceutiques évaluent déjà les pistes et perspectives envisageables pour traiter les malades coeliaques. Et cela mériterait bien (au moins) un article à part entière  !

Si vous aimeriez que j’approfondisse les pistes de traitement, laissez-moi vos commentaires sous l’article, et je reviendrai sur les stratégies de traitements (qui n’en sont encore qu’au stade expérimental) dans un prochain article du blog !

A votre tour !

Pour finir, je vous encourage aussi à entrer dans la communauté du blog-sans-gluten.com, si ce n’est déjà fait !

Faites un pas en avant et restez motivé(e), continuer à apprendre de nouvelles choses utiles pour votre cuisine au quotidien et pour votre santé.

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Si vous êtes convaincu(e) que cet article vous donne vraiment les informations importantes,

si ces informations sont bien expliquées autant pour un malade coeliaque que pour son entourage qui a des fois des difficultés à tout comprendre,

alors pourquoi ne pas partager le lien autour de vous ?


Références bibliographiques

 


  1.  Ludvigsson JF, Leffler DA, Bai JC, Biagi F, Fasano A, Green PH, et al. The Oslo definitions for coeliac disease and related terms. Gut. 2013 Jan;62(1):43-52. PubMed PMID: 22345659. Pubmed Central PMCID: 3440559. Epub 2012/02/22. eng. 
  2.  Catassi C, Fabiani E, Iacono G, D’Agate C, Francavilla R, Biagi F, et al. A prospective, double-blind, placebo-controlled trial to establish a safe gluten threshold for patients with celiac disease. The American journal of clinical nutrition. 2007 Jan;85(1):160-6. PubMed PMID: 17209192. 
 

Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout !

Pour aller encore plus loin, je partage avec vous 4 erreurs communes que l'immense majorité des gens font quand il s'agit de mettre en place une alimentation sans gluten.
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15 commentaires sur “Ce que tout le monde devrait savoir sur la maladie coéliaque (définition, symptômes, diagnostic)
  1. Bertie dit :

    Un moyen mnémotechnique pour intégrer le Kamut : c’est le gluten « KaSABOTÉ » ma santé…
    Ça vaut ce que ça vaut mais c’est un moyen facile à retenir pour les non « concernés ».
    Je ne suis « que » intolérant au gluten mais c’est une « maladie » pire que l’allergie au gluten qui se manifeste immédiatement (si j’ai bien compris !) mais manifestations n’ont (n’avaient ! je n’en consomme plus jamais.) lieux que 7 ou 8 heures plus tard, soit vers 3 h du matin pour un repas du soir !

    • Marc Welter dit :

      Bonjour Bertie,
      Merci pour cette suggestion de moyen mnémotechnique.
      je ne sais pas l’on devrait comparer les types de maladies liées au gluten pour tenter de les classer de la meilleure à la pire. C’est une source de problème et c’est suffisamment contraignant pour vous changer la vie, quel que soit le cas de figure, maladie coeliaque, sensibilité au gluten non coeliaque, ou autre d’ailleurs.
      Les manifestations décalées dans le temps sont une caractéristique de la maladie coeliaque, et très souvent aussi les personnes sensibles au gluten non coeliaques. Seule l’allergie au blé produit une réaction immédiate dans les minutes ou dizaines de minutes après consommation de gluten. Je ne saurais juger ce qui est pire ou meilleur.
      En tous cas pour moi le meilleur serait d’être en bonne santé…
      Merci pour votre commentaire.
      Amicalement,
      Marc

  2. chris 06 dit :

    BRAVO à toi, je te sens plus que motivé, et plein de tonus pour alimenter ce très beau blog qui en est à l’aube de sa vie.
    Ton style, tes explications sont clairs ,précis,et très enrichissants. Nous te lisons avec aisance,et c’est fort agréable.
    En tous cas, je compatis sincèrement, car cette saleté de maladie, est bien lourde à gérer.
    Bien amicalement à chaque lecteur et des bisous pour toi. Chris 06

    • Marc Welter dit :

      Bonjour Chris,

      Merci pour ce charmant commentaire. C’est très gentil, et je ne me lasse pas d’avoir des mots de soutiens de la part de mes lectrices et lecteurs. C’est vrai que les retours en commentaires sont toujours source de motivation et d’inspiration !
      Encore merci pour ce témoignage de soutien très apprécié.

      Amicalement,
      Marc

  3. Ripert dit :

    Bonjour,
    Le gluten engendre également d’autres maladies auto immunes, dans mon cas c’était la polyarthrite rhumatoïde et je connais d’autres cas de personnes qui ont arrêté le gluten qui avaient de gros soucis de santé au développement de maladies auto immunes du style rectocolite… Je fais régulièrement des repas végétariens sans lait et sans gluten sous forme de tables d’hôtes régulièrement et j’ai rencontré beaucoup de gens qui ont arrêté le gluten suite à des problèmes de santé. La transformation du blé dans les années 50 a modifié les protéines contenues dans ce nouveau blé et ne sont pas découpées par les enzymes puis passent dans le sang ce qui provoque des réactions auto immunes.

  4. Bonjour,
    Merci pour ce document précis et clair…Intolérant au gluten découvert en 2006,je me suis toujours demander pourquoi le riz et le mais subissant le traitement Monsanto, ne porte pas atteinte à nos organismes. Car je crois que Monsanto et autres génèrent ce genre de problèmes immanquablement ???
    En tout cas merci pour votre travail…

    • Marc Welter dit :

      Bonjour Jean-Marie,

      Merci pour votre commentaire très pertinent !
      Spontanément, ma réponse à votre interrogation serait :
      « Êtes-vous bien sûr que le riz et le maïs ne portent pas atteinte à nos organisme ? »

      Déjà, il n’y a pas que la maladie coeliaque qui résulte d’un effet néfaste de l’alimentation sur nos organismes. Le lien entre alimentation et maladie (chronique en particulier) n’est pas toujours direct, ou facile à identifier à court terme, mais il existe souvent.

      Ensuite, le riz est plutôt faiblement allergisant, mais il existe des cas de personnes ayant des réactions d’intolérance alimentaire même au riz !

      Pour ce qui est du maïs, qu’il soit de Monsanto ou pas, je l’évite totalement au quotidien (Je vais y venir prochainement un peu plus en détail dans une vidéo et certainement un article de blog). Cependant, il n’y a pas de fondement catégorique validé scientifiquement à ce jour pour décider d’écarter le maïs…
      C’est un sujet polémique qui laisse entrevoir des débats animés…
      Ce que je peux dire rapidement en restant proche du sujet de l’article ici.
      L’intérêt du maïs est que les malades coeliaques le supportent (généralement) assez bien, et qu’il permet de remplacer assez facilement la farine de blé pour faire des préparations qui conservent un liant et une élasticité. L’industrie agro-alimentaire aime bien, et cette céréale est déjà produite massivement.

      Mais tous les coeliaques ne supportent pas forcément le maïs pour autant…

      Pour finir, je pose la question très ouverte : comment devrait-on mesurer le risque d’atteinte à nos organismes pour décider en connaissance de cause ce qu’il conviendrait de mettre exactement dans nos assiette ?

      Le sujet de la nutrition et de la santé me tiennent particulièrement à coeur. Je suis d’ailleurs en train de mettre en place une activité de conseil et d’accompagnement dans ce sens. Si cela vous intéresse, sachez que j’en dirai plus via la newsletter prochainement !
      En attendant, si le besoin s’en fait sentir, n’hésitez pas à me contacter directement pour me toucher un mot de vos éventuelles difficultés via le formulaire de contact, ou en répondant directement à ma newsletter !

      Amicalement,
      Marc

  5. Florence dit :

    Bonjour,
    Il y a 2 ans, j’ai commencé à avoir le syndrôme de Raynaud et le médecin spécialiste m’a dit qu’à mon âge 50 ans, c’était le signe d’une autre maladie. Et en effet, l’analyse de sang a révélé que je faisais trop d’anticorps et que je développais une maladie auto-immune, la polyarthrite rhumatoïde. Ce médecin a commencé par me donner des médicaments que j’ai pris 3 mois. Mais vu les effets secondaires inscrits sur la posologie et j’ai entendu un autre médecin me dire que c’étaient des médicaments à prendre à vie, je les ai arrêtés. Je me suis documentée sur internet et intéressée au sujet. J’ai supprimé tous les aliments contenant du gluten ainsi que les produits laitiers. Je n’ai pas les symptômes de la maladie ou très peu. Je privilégie le cru et je fais régulièrement du sport. J’essaie d’avoir une vie saine. J’ai également arrêté mon ancien métier dans le domaine bancaire, source de beaucoup de stress et me reconvertis vers la cuisine santé à domicile sans lait et sans gluten.
    Les maladies auto-immunes ne sont pas une fatalité, on peut enrayer son développement, tout est une question de bien manger et de bien penser ‘un corps sain dans un esprit sain’, et ‘que ton alimentation soit ton seul médicament’ (Hippocrate).

    • Marc Welter dit :

      Bonjour Florence,

      Merci beaucoup pour le partage de votre histoire touchante.
      Les changements alimentaires vous changent la vie, et je suis très content pour vous de voir le chemin déjà parcouru ainsi que votre approche au service des autres qui me touche particulièrement.
      Votre commentaire redonnera certainement le moral à celles et ceux qui se sentent victimes et démunis face à un soucis de santé majeur comme celui que vous décrivez.
      Votre message est un peu « hors sujet » vis à vis de cet article consacré à la maladie coéliaque. Mais il met si bien en valeur un de ces autres cas de figures dont je parle plus en détail dans cet article-ci.
      Je laisserai donc votre commentaire en place, tout en encourageant les prochains lecteurs de cette réponse à se rendre à la page de l’article dont j’ai posté le lien.
      Merci aussi pour vos citations auxquelles j’adhère totalement.

      Excellente continuation, et au plaisir de lire vos futurs commentaires ici ou dans d’autres articles et recettes de mon blog.
      Amicalement,
      Marc

      ps. J’ai jeté un coup d’oeil à votre page facebook, et étant originaire d’Alsace, je me permets de placer ici un petit « vive l’Alsace ! ».

  6. Emilie dit :

    Bonjour, merci pour cet article. Vous n’évoquez pas les complications de la maladie coeliaque en particulier, la maladie coeliaque réfractaire (sprue réfractaire clonale). Les pistes de traitement que vous évoquez très brièvement concernent-elles cette complication grave ? Pouvez-vous nous en dire plus.
    Merci

    • Marc Welter dit :

      Chère Emilie,

      Merci beaucoup pour votre commentaire. Comme vous l’avez compris cet article sert de base pour comprendre les effets du gluten et couper court à ceux qui qualifient systématiquement l’alimentation sans gluten de pur effet de mode.
      Il existe un intérêt grandissant du secteur pharmaceutique pour identifier des options thérapeutiques à la maladie cœliaque.
      Les choses ne sont pourtant pas si « faciles ». Il faut aussi comprendre que l’industrie pharmaceutique cherche à soigner en masse afin de bénéficier d’un « retour sur investissement » lucratif vis à vis de l’effort financier consenti initialement durant la phase de recherche et développement, aussi cruel que cela paraisse lorsque l’on est dans un cas plus « rare ».
      La recherche académique progresse quant à elle pour cerner mieux les mécanismes en jeu dans l’origine et le développement de la maladie coeliaque, y compris les cas de maladie coeliaque réfractaire.

      Pour ne pas prêter à confusion je ne vais pas mélanger le sujet que vous suggérez avec le contenu de cet article dont l’optique reste très généraliste. En tous cas, le sujet est très intéressant mais très pointu aussi. Alors avant de parler de perspectives thérapeutiques pour des situations rares, il faut d’abord prendre le temps de bien définir ces situations rares telle que la maladie coéliaque réfractaire.

      J’en prends note pour prévoir un futur article de ce type dans le calendrier éditorial du blog, mais il faudra de la patience…

      Amicalement,
      Marc

      ps. Une option pour aborder des questions plus personnelles ou très pointues comme celle-ci : éventuellement m’écrire via la page contact du blog-sans-gluten pour me présenter le contexte et me poser une question spécifique.

  7. Janet dit :

    Bonjour,

    En effet, très bon exposé sur l’intolérance au gluten! Cela pourra en aider plus d’un à y voir clair…Merci pour votre talent de pédagogue!
    @ Aurore Boréale : de quoi nous laisser vraiment perplexe sur ce que nous ingurgitons chaque jour!!!

    • Marc Welter dit :

      Bonjour Janet,

      Merci pour vos compliments qui m’encouragent à poursuivre sur cette lancée !
      C’est un grand plaisir de vous accueillir sur mon blog, merci d’être passée et d’avoir pris le temps d’y laisser ce commentaire.
      Amicalement,
      Marc.

  8. aurore.boreale dit :

    Bonjour,
    Je tiens à vous féliciter pour la clarté de vos propos. L’univers de l’intolérance au gluten parait assez compliquée à faire comprendre aux autres.
    Ayant lu que vous aimiez rechercher le pourquoi du comment je voudrai vous faire part d’une information que je n’ai jamais vu apparaître sur les articles du sans gluten. Il s’agit d’une expérience vecue: mon oncle à présent à la retraite a toujours travaillé dans une minoterie. Lorsque je lui ai dit que j’étais devenue intolérante au gluten il a opiné du chef semblant connaître. Il m’a raconté qu’au début de sa carrière professionnelle les grands moulins ne broyant que du blé. Dans les années 70 ont leur a apporté des sacs à mélanger au blé en proportion de 10% gluten/ 90% blé il s’agissait de gluten. Quand mon oncle est parti à la retraite la proportion était de 60% gluten/40% blé. Il n’est pas étonnant que tant de personnes deviennent intolérant nous ne sommes pas des addicts des modes alimentaires.
    Avez vous déjà entendu parler de cette information ?
    Je vous souhaite bonne continuation pour votre blog.
    Cordialement

    • Marc Welter dit :

      Bonjour aurore.boreale !

      Merci pour votre charmant message qui me va droit au coeur ! Je me donne du mal pour être le plus clair possible, et cela me touche que vous ayez remarqué mon effort.
      Votre commentaire sur l’ajout de gluten à la farine de blé directement à la minoterie m’a interpellé. Pourtant j’avais déjà entendu parlé du fait que l’industrie agro-alimentaire pratiquait ce type d’ajout. Cela m’a donné l’occasion d’approfondir et de découvrir un certain nombre d’autres choses. je ne vais pas pouvoir les détailler ici, mais j’ai pu confirmer qu’une loi a rendu possible cet ajout depuis la fin des années 60 et qu’il n’y a en théorie, et sauf erreur de ma part, aucune limitation maximale à la quantité de gluten qu’on peut ajouter à une farine pour la confection d’un pain à ce jour.
      Un immense merci pour cette information parfaitement exacte de votre part qui m’a donné l’occasion de creuser très profond. Je ne manquerai pas de présenter dans le futur et via mon blog le résultat édifiant de cette recherche !
      Amitiés à votre oncle,
      Et au plaisir de vous revoir sur mon blog.
      Marc

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  1. […] J’ai fait un article sur mon blog que vous pouvez aller lire pour avoir plus de détails. […]

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